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PORTRAIT

Jacques-Antoine Maudet

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« A.CROC »  est d’abord une conserverie artisanale dédiée au végétal, à travers notamment l’élaboration de condiments acidulés et croquants « Scrunch »: pickles et légumes lacto-fermentés, dans une démarche éco-responsable (circuit_court, AB, gestion des déchets…). 

C’est aussi un outil collaboratif pour la création de produits et de marques en partenariat avec des entreprises innovantes du secteur sur la région Bretagne (collaboration Sea Val Water). 

C’est un enfin un espace de transmission et d’échange avec des ateliers de cuisine autour du végétal, de l’alimentation vivante et de la fermentation naturelle des aliments

Peux-tu nous dire quelques mots sur toi et ton parcours jusqu’à ta décision d’entreprendre ? 

Des études générales et un parcours universitaire m’ont amené à travailler dans le domaine des langues, du livre et des bibliothèques, à l’étranger notamment. J’ai changé de carrière en chemin et me suis formé au métier de cuisinier vers 30 ans. Cela m’a amené en Bretagne, sur la côte d’Emeraude, où je travaille depuis 10 ans dans une belle maison de la gastronomie française. Ma décision d’entreprendre est la suite logique pour moi, un nouveau défi à relever et le besoin d’accomplir des choses par moi-même et en accord avec mes convictions.

Qu’est-ce que c’est pour toi être entrepreneur ? 

C’est une forme d’autonomie et d’indépendance très attirante et très exigeante, c’est pas mal de responsabilités. Il faut avoir un minimum de connaissance et compétences dans des domaines divers (en plus de celles nécessaires à l’activité envisagée) : financier, marketing/ commercial, communication notamment. C’est la possibilité d’imaginer et de créer.

Quel(s) impact(s) cherches-tu à créer au travers de ton activité ? 

J’aimerais pouvoir proposer des produits bons, sains, et « funs » dans une démarche de développement durable : locavore, AB, circuits courts, compostage, choix des énergies, etc. 

Il y a un vrai intérêt du public pour les enjeux liés à l’alimentation en matière d’environnement, de choix de société, d’économie, de santé… Le lien avec l’agriculture est fondamental. C’est quelque chose qui me tient à cœur car j’ai grandi dans le milieu agricole, et nourrir les autres est mon métier. 

J’aimerais rendre plus attractive la fermentation naturelle qui, au contraire des techniques « classiques » de conservation/transformation des aliments ne détruit pas les qualités nutritionnelles, mais au contraire les enrichit, tout en amenant des saveurs et textures plus riches et complexes .

Comment l’accompagnement d’EnZHyme t’aide-t-il dans ton aventure entrepreneuriale ?

Je suis arrivé ici un peu par hasard, parce que je cherchais un atelier pour fabriquer mes produits. C’est en visitant le CETA que j’ai connu EnZHyme. Je n’avais pas d’attente particulière, c’était tout bonus pour moi d’être accepté pour l’accompagnement. 

Avec du recul, je ne sais pas si j’aurais été aussi loin dans ma démarche d’entreprise, en tout cas pas à ce rythme. Ça m’aide à structurer mon projet, c’est un moteur pour avancer et ça permet d’éviter les écueils et de franchir les obstacles. 

Ce que j’apprécie beaucoup, c’est la dimension collective, ce qui est assez étonnant pour moi car je suis plutôt un solitaire à la base. Les projets de mes collègues m’inspirent et j’apprends aussi de leur démarche. Je pense même travailler sur un projet de co-conception de produits avec l’un d’eux. La mise en réseau à travers l’incubateur, que ce soit avec les autres porteurs de projet, les accompagnateurs ou les intervenants, c’est ce qu’il y a de plus précieux de mon point de vue.

Un mot pour ceux qui hésitent à se lancer ? 

Il est naturel d’avoir des doutes ou de se poser des questions quand on veut se lancer dans un projet de création d’entreprise, chaque entrepreneur passe par là, j’imagine. Raison de plus pour se faire accompagner. Avec Enzhyme, on est loin du côté « tech » auquel on peut spontanément associer un incubateur. Les projets et profils des porteurs sont très différents, ce qui fait la force du réseau. On s’y sent bien.

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